Qu’est-ce que la méditation non duelle ?

Cette méditation est une pratique millénaire originaire d’Inde. D’apparence simple, elle est d’une grande efficacité pour retrouver une vie équilibrée, ancrée dans l’instant présent.

Photo d’une petite statue de Bouddha sur une plante verte.

Quand nous commençons à ressentir un manque dans notre vie, que nous nous posons la question “pourquoi ne suis-je pas heureux en permanence ?” Pourquoi nous nous sentons séparés et pas en unité avec toute chose, alors on se dirige vers les voies spirituelles traditionnelles.

Retrouver notre nature originelle, notre nature de Bouddha – présence tranquille.

Pourtant, cette tranquillité, cette présence, n’est pas quelque chose que l’on doit fabriquer, conquérir ou aller chercher à l’extérieur. Elle est déjà là, présente en chacun de nous.

La méditation non duelle nous invite à un temps d’arrêt, à une écoute directe et sans filtres de nous-même. Accessible à tout le monde, sans prérequis, ni dogme, ni croyance.

Une pratique corporelle de l’écoute

On commence par s’asseoir et observer notre fonctionnement, nous prenons conscience du corps mental, de la respiration, de nos perceptions, de nos sensations : c’est la méditation.

Pour cette méditation, on peut utiliser un coussin ou s’asseoir directement sur le sol sur un tapis.

Nous allons laisser le corps vacant se vider de lui-même par les points de contact avec le sol en prenant conscience de l’espace qui nous entoure.

Pour continuer cette prise de conscience, nous pratiquons une approche corporelle dans une extrême douceur et une extrême lenteur, en complète unité avec le souffle.

Cette pratique s’inspire du yoga du Cachemire.

Ici il n’y a pas de concentration comme dans le zen mais plutôt une écoute.

Une personne en posture de yoga face au soleil levant.

Advaita : l’expérience de la “non-dualité”

Traditionnellement, cette approche s’inscrit dans la voie de la perspective non duelle. En sanscrit, la traduction de ce terme est Advaita, un mot qui signifie littéralement “pas deux” (ou “non deux”).

Mais que veut dire “non deux” dans notre expérience de tous les jours ?

Cela signifie qu’au fondement même de la réalité, il n’y a pas de séparation entre vous, les autres êtres et le monde qui vous entoure.

L’illusion de cette séparation est souvent ce qui engendre nos conflits internes, nos peurs et la perpétuelle recherche d’autre chose en dehors de nous-mêmes.

En explorant la non-dualité, il ne s’agit pas de chercher à acquérir quoi que ce soit ou de poursuivre un développement personnel visant à améliorer notre égo.

C’est une démarche visant à redécouvrir qui nous sommes vraiment, dans l’immobilité de l’instant, et à nous délester de ce que nous croyons être, nos histoires, nos jugements et nos identifications étriquées.

Devenir un témoin silencieux de ce qui est, sans jugements. Découvrir une joie sans objet qui est toujours là.

Dans le sillage d’une tradition

Loin des modes de la spiritualité New Age, notre pratique s’inscrit dans l’exigence et l’humilité de la tradition de la méditation authentique. Si ce chemin résonne jusqu’à aujourd’hui, c’est grâce aux rencontres et aux transmissions de ceux qui ont marché sur cette voie avant nous.

L’esprit dans lequel nous partageons ces moments est profondément nourri par des enseignants remarquables, notamment Pierre-Michel Trémeau (connu sous le nom de moine Gojo) ainsi qu’Éric Baret.

L’approche corporelle nous permet de découvrir cette écoute, elle est basée sur le yoga du Cachemire, un yoga effectué dans la lenteur. Découvrir nos raideurs physiques et mentales et les laisser se dissoudre. On laisse le corps se poser, se déposer sur le sol.

Déroulé d’une séance

Une séance dure en moyenne 1h30 et se déroule en quatre parties.

Première partie : la méditation

Trois postures de jambres pour la méditation assise.
↳ Les différentes postures pour la méditation.

La méditation est la vibration du silence, la pensée cesse peu à peu son mouvement continuel puis disparaît sans laisser de trace.

Elle quitte son aspect dynamique, obsessionnel créé par l’intention.

L’inconnu, l’espace libre ne peuvent jamais se rencontrer dans l’attente. Le cerveau devient silencieux.

Dans la posture de méditation, nous allons déposer la densité, la substance du corps sur les points de contact avec le sol. Le corps s’ouvre à l’énergie de la terre et du ciel.

Nous pratiquons de longues expirations en rentrant la sangle abdominale.

Le corps se libère de toute tension, le buste se redresse.

Dans cette méditation seront abordés les grands textes du Bouddhisme zen (transmis par Maître Deshimaru) et l’enseignement du Shivaîsme du Cachemire (transmis par Éric Baret).

Deuxième partie : l’approche corporelle

Avec quelques mouvements très simples : lever un bras, une jambe, tourner le buste, la tête, nous continuons l’exploration du corps mental et découvrons que beaucoup de régions de ce corps mental sont la contraction de notre personnalité surimposée à notre nature originelle.

Différentes postures des bras à partir d'une posture de méditation assise.
↳ Différentes postures d'élongations à partir de la posture assise.

Petit à petit le corps se vide dans les différentes postures et nous retrouvons fraîcheur et clarté, un corps libéré.

Différentes postures d'étirements à partir d'une jambe étirée puis l'autre pliée.
↳ Autres postures corporelles.

Troisième partie : respiration pranayama

Nous pratiquons des exercices spécifiques de respiration en rentrant sèchement la sangle abdominale : kapalabatti et bhastrika.

Quatrième partie : échange, dialogue